Mon blog n'a pas été mis a jour parce que :
A. Je suis fainéante
B. Je manque de temps
C. J'étais en voyage
D. La réponse D
Alors... Joker? Coup de file à un ami ? Vote du public ?
Bon comme je vois que vous trépignez d'impatience je vous donne la bonne réponse : il s'agit de la C (A et B étant aussi acceptées...)
Voilà comment tout a commencé...
Dimanche dernier (donc le 11 février pour ceux ou celles qui ne suivent pas) Caro m'appelle vers 20h pour me dire qu'elle a réussi à convaincre Andrea, notre cher ami italien, d'aller faire un tour dans le nord dans l'espoir de voir les aurores boréales (Notre mission sera-t-elle accomplie ? Saurons nous faire face aux dangers qui semeront notre voyage, c'est-à-dire le froid, la neige et les élans? Vous le saurez en lisant la suite de cet article...).
Je prends le temps de la réflexion en me posant une multitude de questions existencielles (Ai-je assez d'argent sur mon compte ? Pourrai-je survivre au dessus du cercle polaire en n'ayant pas les vêtements adéquats ? Est-il nécessaire que je m'épile avant ?). 45 minutes plus tard je rappelle Caro pour lui annoncer que je serais le quatrième membre de l'équipage (le troisième étant Rita, italienne).
Le lendemain matin, pendant qu'Andrea et Rita sont à Stockholm à la recherche d'une voiture de location, Caro et moi allons faire quelques emplettes au Ica Supermaket histoire de maintenir le moral (et surtout l'estomac) des troupes au top.
Andrea, Rita et la superbe Volvo de location sont là et c'est vers 11h que nous quittons Flogsta pour le début de notre aventure...
Les paysages d'arbres et de maisons sous la neige défilent sur des centaines et centaines de kilomètres et diffiçilement je trouve le sommeil jusqu'à ce que je entende les voix de Caro et Andrea et que je vois avec effaremment notre Volvo immobilisée dans la neige. Explications : A la recherche d'un hotel, Andea (sous les indications de Caroline ? Le mystère reste entier) a pris une route qui s'est averée être un bourbier. Nous voilà donc à 2h du matin bloqués dans un coin paumé par moins 20 degré. Nous tentons tant bien que mal (avec plus de mal que de bien) de dégager la voiture de la neige. Prise de panique je vois une voiture (salutaire ? point d'interrogation et vous verrez pourquoi...) arriver et je lui lance un SOS. La voiture s'arrête et un gentil monsieur suédois avec une force herculienne extirpe la voiture de la neige. Nous le remercions chaleureusement et nous lui expliquons que nous sommes à la recherche d'un endroit où dormir. Il nous indique que par cette période de l'année presque tous les hotels et campings sont fermés mais nous invite gentiment et avec insistance a venir prendre un thé ou un café chez lui (pffff un café alors qu'on essaie de dormir...).
Nous refusons poliment et continuons notre épopée sur une trentaine de kilomètres, en fait jusqu'à une station service. Et là qui revoyons nous ? Tata... Le monsieur qui nous a aidé. Coincidence ? Rencontre savamment orchestrée ? Selon la frenchie théorie (Caro et moi) : il s'agit juste d'une personne très serviable, comme la majorité des suédois, et qui, par abscence de famille, doit souffrir de solitude. Selon la théorie ritale (Andrea et Rita) : cette personne est un psychopate qui comme une proie guette les touristes pour les séquestrer.
Cloturons ce débat oh combien palpitant et continuons le récit... Pris au dépourvu nous décidons de dormir dans la voiture. Je trouve vite le sommeil mais je ne savais pas alors que dormir par moins 23 dans une voiture était extremement dangereux (le risque étant aux dires d'un ami suédois de perdre un membre de son corps sans s'en rendre compte). Mais comme le disait si justement Stone et Charden c'est l'aventuraaaaaaaaaaaaa.
L'appel de l'autoroute se fesant, nous continuons à rouler jusqu'à Kiruna. Là nous visitons l'Ice Hotel, qui comme son nom l'indique est constitué en totalité de glace.
C'est impressionant et magnifique : imaginez le contraste entre le bleu du ciel et la pureté du blanc.
A l'intérieur on y trouve une chapelle...
Un bar...
Des suites ayant été désignées par des artistes du monde entier...
Et des oeuvres d'art ephemères...
Nous traversons toute la Laponie et continuons notre bonhomme de chemin jusqu'à Tromsø (prononcer Tromseu) en Norvège. C'est une agglomération de 61 000 habitants (l'une des plus grandes villes de l'Arctique).
Sur la route...
Nous croisons des élans (ou des rennes)...
Avant d'arriver à Tromso
Nous sommes tous heureux d'être enfin arrivés à notre point de destination mais revoilà la tension quand tous les hotels de la ville nous annoncent qu'ils sont complets. La raison en est que les touristes (surtout japonais) les ont pris d'assaut pour pouvoir admirer les aurores boréales.
Nous en trouvons un situé à 30 km de la ville tout à fait charmant. Et c'est en allant à l'hôtel que je vois vois derrière les montagnes norvégiennes une lumière verte qui englobe le ciel, il s'agit des aurores boréales (je tiens à préciser que le voyage s'étant fait dans la précipitation, je n'avais même pas eu le temps d'aller sur Internet pour voir à quoi ça ressemblait). C'est époustouflant et surnaturel : j'avais vraiment l'impression qu'un ovni venait d'attérir..
Sur le parking de l'hotel les Nothern lights (ou fucking lights pour mes compères) continuent d'apparaître dans le ciel mais exténués, nous nous endormons rapidement.
Mercredi la visite de la ville est au programme et le soir nous dinons dans un restaurant qui sert de la nourriture typiquement norvégienne.
Au menu (s'il y a des amis de la SPA merci de vous éloigner) : phoque, baleine (cru et cuite) et rennes. Oui ami, tu as bien lu : moi qui n'aime pas la viande j'ai quand même manger toutes ces choses là pour la première et dernière fois. Alors quel gout ça a ? Et bien plutôt bon, quoique fort pour le phoque et la baleine cuite.
La preuve en image...
La baleine
Le renne
On est pas si cruels que ça... On a quand même trinquer à leur mémoire avant de les manger !
Après ce copieux repas nous allons admirer les aurores bauréales pour une dernière fois. Ce fut magique. Nous étions juste en face du silence de la mer de Norvège, tout autour de nous était recouvert d'un manteau de neige, au loin les lumières de Tromso brillaient et dans l'immensité du ciel étoilé des aurores boréales vertes, parfois teintées de rose et de violet, et même blanches fesaientleur apparition,, tourbillonant dans tous sens.
Les mots me manquent pour décrir la beauté fugace de cet instant.
Nous sommes rentrés à Uppsala vendredi en début d'après-midi.
Ce voyage aura été 4000 kilomètres en voiture (grazzie Andrea pour la conduite), moins XXX d'euros dans mon portefeuille, pleins de parties de rigolades et des souvenirs pour l'éternité.
Houria, qui a raté son cours d'aérobic pour écrire cet article.